Shea Battie reçoit une bourse du flambeau de l’ACSC
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Après avoir pris connaissance des traumatismes intergénérationnels du génocide rwandais, Shea Battie a décidé de lancer une campagne visant à unir, par le sport, les jeunes de toutes les communautés. Pour avoir utilisé le sport comme vecteur de paix, elle reçoit l'une des bourses du flambeau 2022-2023 de l'ACSC, présentées par Hudl. L'étudiante-athlète de Ladysmith, en Colombie-Britannique, fait actuellement des études en kinésiologie à la Vancouver Island University de Nanaimo, où elle en est à sa cinquième année comme ailière au sein du programme de soccer féminin des Mariners.
C'est Les Malbon, professeur de kinésiologie à VIU, qui a fait les présentations : « Shea démontre une volonté impressionnante d'améliorer le sort des jeunes par le biais du sport et du jeu. Le projet était complexe et présentait de nombreux défis logistiques de bout en bout. Shea a été la force motrice de sa réussite. » L'étudiante-athlète a rédigé un courriel de campagne, élaboré une trousse de commandite pour les donateurs potentiels et sensibilisé les groupes sportifs, scolaires et communautaires du centre de l'île de Vancouver au moyen de présentations en direct. Ensuite, elle a demandé de l'équipement et des uniformes aux clubs de soccer de la région, organisé des tournois pour sensibiliser le public et recueillir des dons, fait participer ses coéquipières des Mariners et a organisé l'expédition de l'équipement et des fonds récoltés.
La campagne Play for Peace a permis de recueillir environ 500 maillots, 250 paires de chaussures à crampons, de chaussettes, de protège-tibias et de shorts, ainsi que l'argent nécessaire à l'envoi de tout cet équipement au Rwanda. Shea espère que les dons amélioreront la vie des enfants de Gashora en leur donnant l'occasion, par le sport, de nouer des liens et, éventuellement, de guérir leurs traumatismes collectifs. « Je n'avais aucune expérience avec ce type de projet, mais j'ai décidé de le faire quand même parce que je trouvais important de soutenir une communauté dans le besoin et de promouvoir l'équité, soutient la jeune femme. En me renseignant sur le génocide rwandais et ses répercussions sur les populations, les familles et les individus, j'ai senti que la vision et la mission de Journey House Actions étaient en harmonie avec mes propres valeurs. » La jeune femme, qui s'implique dans d'autres associations caritatives et vise une carrière d'ergothérapeute, ajoute que cette expérience a favorisé son propre développement personnel et professionnel. Elle est également bénévole dans le cadre de l'initiative Hope and Health de la Colombie-Britannique, qui utilise le jeu et l'activité physique pour éduquer et autonomiser les enfants et les adolescents autochtones.
-- Brandon Stone / brandon@ccaa.ca |


Shea a lancé son initiative internationale Play for Peace (jouer pour la paix) après avoir pris contact avec Journey House Actions Rwanda (JHA), un programme à but non lucratif basé à Gashora. L'objectif à long terme de JHA est de bâtir des ponts entre les trois groupes culturels rwandais – les Hutus, les Tutsis et les Twas – qui vivent toujours avec les traumatismes générationnels causés par le génocide de 1994. La campagne Play for Peace recueille de l'équipement et des dons en argent afin de mettre en place des programmes de soccer pour les jeunes de Gashora.
« Shea a porté très haut la cause des droits de la personne, de la justice économique et de la coopération internationale, et elle l'a fait dans un esprit de bienveillance, avec bonne humeur », ajoute M. Malbon.